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Manager l’énergie plutôt que le temps : quand l’alignement des ambitions fait baisser le turnover

  • eric24920
  • 29 janv.
  • 4 min de lecture

Le turnover est souvent traité comme une fatalité. Marché sous tension, jeunes générations volatiles, manque d’engagement… Les explications sont connues. Pourtant, certains dirigeants obtiennent des résultats très différents, sans multiplier les avantages périphériques ni surinvestir dans des dispositifs complexes.

Leur point commun ? Une autre manière de penser le management.Christophe Hébert, fondateur de Marvin Recruiter, défend une approche singulière : le management par l’alignement des énergies et des ambitions. Une vision qui replace le rôle du manager là où il crée le plus de valeur : sur l’énergie humaine.

🎙️ Cet article prolonge les échanges de l’épisode Good Morning Travail diffusé sur RADIO CLAPAS, animé par Eric Cayla.

Le management par l’énergie : changer de grille de lecture

La plupart des organisations continuent de manager le temps : horaires, charge, planning, objectifs mensuels. Christophe Hébert propose un renversement de perspective : les collaborateurs ne consomment pas du temps, ils mobilisent de l’énergie.

L’énergie humaine est le véritable carburant de la performance. Lorsqu’elle est alignée, elle se transforme en engagement, en créativité, en capacité à dépasser les difficultés. Lorsqu’elle est désalignée, elle se dégrade rapidement en fatigue, résistance passive ou désengagement.

Dans cette logique, le manager n’est plus un contrôleur de tâches. Il devient un manager des énergies, un catalyseur chargé de créer les conditions dans lesquelles l’énergie circule positivement.

Un principe simple illustre cette posture :👉 Un bon entretien de management doit se conclure avec un collaborateur qui a plus d’énergie qu’en entrant.

Alignement des ambitions : la clé invisible de la performance durable

L’alignement ne se décrète pas. Il repose sur une articulation claire entre deux dynamiques :

  • l’ambition personnelle du collaborateur,

  • la mission et la trajectoire de l’entreprise.

Lorsque ces deux éléments se renforcent mutuellement, l’énergie produite est durable. À l’inverse, même un collaborateur compétent finit par s’épuiser s’il met son énergie au service d’un projet qui ne fait pas sens pour lui.

Christophe Hébert insiste sur un point souvent sous-estimé par les dirigeants :👉 la motivation ne naît pas de la relation humaine en elle-même, mais du sujet sur lequel on travaille.

Il distingue ainsi deux profils très différents :

  • ceux qui sont moteurs parce qu’ils sont engagés par le projet et la mission,

  • ceux qui cherchent avant tout une relation, de la reconnaissance ou une validation personnelle.

Pour l’entreprise, le risque est clair : privilégier le second profil crée une dépendance managériale forte et une instabilité chronique. Le premier, en revanche, alimente naturellement la performance collective.

Le recrutement, moment décisif de l’alignement

C’est dès le recrutement que l’alignement des énergies se joue. Trop d’organisations cherchent encore à séduire, à convaincre, voire à « vendre » le poste. Christophe Hébert adopte volontairement une posture inverse : la non-vente.

L’entreprise doit être explicite sur sa mission, ses contraintes et ses exigences. Au candidat de démontrer en quoi ce projet résonne avec ses ambitions personnelles.

Cette responsabilité partagée change profondément la nature de l’échange :

  • le candidat n’est plus consommateur d’avantages,

  • il devient acteur de son engagement.

Ce filtre en amont a un effet direct et mesurable : les personnes dont l’énergie n’est pas alignée avec le projet ne rejoignent tout simplement pas l’entreprise.

Résultat :👉 le turnover baisse, non pas parce que les collaborateurs restent plus longtemps, mais parce que ceux qui seraient partis… ne sont jamais entrés.

Maintenir l’alignement dans la durée : un travail continu

L’alignement n’est jamais acquis. Les ambitions évoluent, les contextes changent, les cycles de vie professionnels aussi. C’est pourquoi Christophe Hébert insiste sur la nécessité de vérifier régulièrement la convergence des énergies.

Cela passe par des points individuels structurés, dont la fréquence dépend des métiers :

  • mensuelle pour les fonctions commerciales,

  • semestrielle pour des profils plus techniques ou ingénieurs.

Ces temps d’échange ont un objectif clair :👉 purger les tensions, les échecs et les non-dits avant qu’une énergie négative ne se diffuse dans l’équipe.

Le manager joue ici un rôle clé de régulation. Il ne s’agit pas d’éviter les difficultés, mais de les transformer en énergie constructive. Une équipe performante n’est pas une équipe sans problèmes, c’est une équipe où les problèmes ne polluent pas durablement l’énergie collective.

Impact business : quand l’énergie devient un avantage concurrentiel

Les bénéfices du management par l’alignement des énergies dépassent largement le climat social. Ils touchent directement la performance économique :

  • baisse du turnover et des coûts de recrutement,

  • accélération de l’onboarding,

  • meilleure résilience face aux périodes de tension,

  • engagement plus fort sur les objectifs stratégiques.

Cette approche résonne particulièrement avec les enjeux actuels des dirigeants : attirer des talents sans surenchère, fidéliser sans artificialité, performer sans épuiser les équipes.

Chez Sublica, cette logique d’alignement entre ambition individuelle et projet collectif est au cœur des accompagnements menés auprès des dirigeants, notamment sur les enjeux de recrutement et de performance commerciale.

En pratique : 5 leviers pour manager l’énergie

✅ Clarifier la mission de l’entreprise dès le recrutement, sans chercher à séduire à tout prix.✅ Recruter sur l’adhésion au projet, pas sur la seule compatibilité relationnelle.✅ Structurer des entretiens managériaux qui rechargent l’énergie plutôt que de la consommer.✅ Traiter rapidement les tensions pour éviter la propagation d’une énergie négative.✅ Vérifier régulièrement l’alignement des ambitions, avant qu’il ne se rompe.

Conclusion

Manager l’énergie plutôt que le temps oblige à revoir en profondeur son rôle de dirigeant. Cette posture demande de la clarté, du courage et une grande exigence sur le recrutement. Mais elle offre en retour un levier puissant : une performance durable portée par des collaborateurs réellement engagés dans le projet.

🎙️ Pour découvrir cette vision incarnée et les exemples concrets partagés par Christophe Hébert, l’épisode de Good Morning Travail est à écouter ici :https://www.radioclapas.fr/portfolio/good-morning-travail/


 
 
 

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