MySportSession : structurer une start-up pour passer à l’échelle
- eric24920
- 1 févr.
- 3 min de lecture
Créer une entreprise, c’est résoudre un problème concret. La faire grandir, c’est une autre histoire. Beaucoup de dirigeants en font l’expérience : ce qui fonctionne à petite échelle ne suffit plus lorsqu’il s’agit d’accélérer, de structurer une équipe et de convaincre des investisseurs.
Le parcours de Stanislas Giraud, fondateur de MySportSession, illustre parfaitement ce moment charnière. Entre intuition entrepreneuriale, discipline du « test and learn » et préparation d’une levée de fonds de type Série A, son retour d’expérience offre de précieux enseignements pour les dirigeants engagés dans une phase de croissance.
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D’une problématique personnelle à une opportunité business
Avant MySportSession, Stanislas Giraud évoluait dans des fonctions de vente, de marketing international et de direction générale à l’export. Un quotidien rythmé par les déplacements professionnels, souvent incompatibles avec une pratique sportive régulière.
Le constat est simple :dans une ville inconnue, trouver une activité sportive accessible, sans abonnement, relève souvent du parcours du combattant.
C’est de cette contrainte vécue qu’est née l’idée de MySportSession en 2018. Une plateforme digitale pensée comme un « Doctolib du sport », permettant de géolocaliser et de réserver des activités sportives à la séance, en quelques clics.
Une intuition de départ très concrète, que beaucoup de dirigeants reconnaîtront : identifier un irritant personnel pour en faire une opportunité de marché.
Le sport à la séance : flexibilité et liberté d’usage
Le positionnement de MySportSession tranche avec les modèles traditionnels du secteur. Pas d’abonnement, pas d’engagement long terme. L’utilisateur réserve une séance de sport quand il le souhaite, là où il se trouve.
La plateforme donne accès à plus de 200 disciplines sportives, proposées par des salles, clubs ou coachs indépendants. Pour les utilisateurs, c’est la promesse de la liberté. Pour les partenaires sportifs, c’est un levier de visibilité et de remplissage.
Ce modèle à la séance répond à une évolution profonde des usages : moins de contraintes, plus de flexibilité, une consommation du sport à la carte, alignée avec les rythmes professionnels actuels.
Bootstrapping et discipline financière
Les premières années de MySportSession ont été financées sans levée de fonds. Stanislas Giraud a choisi le bootstrapping, en s’appuyant sur ses missions de conseil pour financer le développement de la plateforme.
Ce choix a imposé une rigueur particulière :
prioriser les fonctionnalités réellement utiles,
tester rapidement les hypothèses,
maîtriser les coûts dès le départ.
Par la suite, l’entrée de business angels est venue renforcer le projet, tout en conservant cette culture de prudence et d’efficacité. Une étape clé pour crédibiliser l’entreprise, sans brûler les étapes.
Pour de nombreux dirigeants, ce parcours rappelle une réalité souvent sous-estimée : la croissance saine se construit aussi dans la contrainte.
Tester, apprendre, ajuster : une méthode assumée
Le développement de MySportSession s’est appuyé sur une logique de « test and learn ». Tester une verticale de marché, analyser les usages, corriger ce qui ne fonctionne pas, amplifier ce qui crée de la valeur.
Cette approche pragmatique a permis à l’entreprise d’affiner son positionnement et de mieux comprendre les attentes des utilisateurs comme des partenaires sportifs.
Aujourd’hui, l’équipe compte six personnes et collabore avec de nombreux indépendants. Une organisation volontairement agile, capable d’évoluer sans lourdeur excessive.
Passer à l’étape suivante : la levée de fonds Série A
MySportSession se trouve désormais à un moment stratégique. Après avoir validé son modèle et sa traction, l’entreprise prépare une levée de fonds de type Série A pour accélérer son développement et passer à l’échelle.
Les attentes des investisseurs sont claires :
un business model éprouvé,
une traction mesurable,
une capacité à maîtriser les coûts dans la croissance.
Mais cette phase comporte aussi un défi majeur pour le fondateur : la levée de fonds est un processus long et chronophage, pouvant s’étaler sur plusieurs mois, voire un an. Un temps pendant lequel il faut continuer à piloter l’opérationnel sans perte de vitesse.
Un enjeu que connaissent bien les dirigeants engagés dans une phase de scale.
En pratique : ce que les dirigeants peuvent retenir
En pratique✅ Partir d’un problème vécu pour construire une proposition de valeur claire.✅ Tester rapidement avant d’investir massivement.✅ Utiliser le bootstrapping comme levier de discipline stratégique.✅ Structurer l’organisation avant la phase de scale.✅ Anticiper l’impact managérial d’une levée de fonds.
Grandir sans perdre l’essentiel
Le parcours de MySportSession montre qu’une start-up ne se construit pas uniquement sur une bonne idée, mais sur une capacité à apprendre, à s’adapter et à structurer progressivement son organisation.
À l’approche d’une Série A, l’enjeu pour Stanislas Giraud n’est pas seulement financier. Il s’agit de préparer l’entreprise à changer de dimension, sans perdre l’agilité et la clarté qui ont fait son succès initial.
🎙️ Pour écouter l’épisode complet de Good Morning Travail avec Stanislas Giraud :https://www.radioclapas.fr/portfolio/good-morning-travail/




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