S'arrêter pour mieux repartir : ce que l'épreuve enseigne aux dirigeants

Et si le vrai courage d'un dirigeant, c'était de savoir s'arrêter ? Dans le premier épisode de « Rendre ta douleur » sur Radio Clapas 93.5, Magdalena Thurin raconte comment un cancer l'a forcée à lever le pied, et comment elle a décidé de ne jamais reprendre l'ancienne course.
Un témoignage qui bouscule
Chez Sublica, nous accompagnons chaque jour des dirigeants de TPE et PME. Nous parlons performance commerciale, recrutement, IA, stratégie. Mais une question revient sans cesse, rarement posée à voix haute : à quel prix ?
C'est pour cela que j'ai lancé « Rendre ta douleur ». J'y reçois des personnes qui ont traversé une épreuve grave et qui en sont ressorties avec quelque chose à transmettre. Le témoignage de Magdalena Thurin fait partie de ceux qui restent.
Avant : la course
Avant le diagnostic, Magdalena dirige son organisme de formation à un rythme soutenu. Elle prépare un virage digital ambitieux. Son audience est déjà là, le lancement est prêt.
Beaucoup de dirigeants se reconnaîtront dans ce portrait. On avance, on empile les projets, on repousse à plus tard ce qui ne rapporte pas tout de suite. Et l'on se dit que l'on soufflera « quand ce sera lancé ».
Juillet 2025 : l'arrêt, et le soulagement
En juillet 2025, tout s'arrête. Le diagnostic tombe. Magdalena annule son lancement.
Ce qu'elle découvre alors la surprend elle-même. Sa première émotion n'est pas la peur. C'est le soulagement. Comme si la maladie lui accordait enfin le droit de ralentir, ce droit qu'elle ne s'était jamais donné.
Ce détail dit beaucoup de notre rapport au travail. Quand il faut une épreuve aussi lourde pour s'autoriser une pause, c'est que la course avait pris toute la place.
Deux règles pour ne plus repartir comme avant
Pendant un an de traitements, Magdalena vit une bascule intérieure. Elle en sort avec deux règles de vie, simples et radicales :
Le plaisir avant le travail. Le travail n'est plus ce qui passe en premier par défaut.
Les liens humains avant tout. Les relations ne sont plus ce que l'on cale entre deux réunions.
Aujourd'hui, elle suit une immunothérapie quotidienne. Elle la vit comme un rappel permanent : ne pas retourner à l'ancienne course, et transformer la douleur en un nouvel alignement.
Ce que les dirigeants peuvent en retenir, sans attendre l'épreuve
Le message n'est pas « travaillez moins ». Il est plutôt : choisissez ce qui passe en premier, avant que la vie ne choisisse à votre place. Trois questions à se poser dès cette semaine :
Qu'est-ce que je repousse « après le lancement » ? Une relation, un projet personnel, du repos. S'il y a toujours un prochain lancement, ce « après » n'arrive jamais.
De quoi ai-je besoin pour m'autoriser à ralentir ? Si la réponse est « d'une raison grave », c'est un signal.
Mon organisation tient-elle sans moi pendant deux semaines ? Déléguer, structurer, s'outiller, IA comprise : c'est aussi ce qui rend la pause possible.
La performance durable ne se construit pas contre la personne qui dirige. Elle se construit avec elle.
Écouter l'épisode
Merci à Magdalena Thurin pour ce témoignage brut et lumineux. Je vous invite à l'écouter en entier : 30 minutes qui peuvent changer la façon dont vous regardez votre semaine.
🎧 Écouter « Magdalena Thurin : le jour où le cancer m'a appris à m'arrêter », dans « Rendre ta douleur » sur Radio Clapas 93.5 ici https://audmns.com/ZcOtplE
Et si vous sentez que votre organisation repose trop sur vos seules épaules, parlons-en. C'est exactement le type de sujet que nous travaillons chez Sublica.



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