Quand un réseau d’affaires réinvente les règles : l’approche Business Sud de France
- Antoine OJEDA
- 8 déc. 2025
- 4 min de lecture
Les dirigeants cherchent aujourd’hui des espaces où développer leur réseau sans s’encombrer de lourdeurs, de codes implicites ou d’obligations chronophages. Beaucoup de clubs professionnels peinent à répondre à cette attente : trop formels, trop normés, trop exigeants en présence. L’émergence de Business Sud de France, impulsé par Stéphane Fourier, propose une alternative qui séduit de plus en plus d’entrepreneurs de la région.
Cet échange avec Stéphane — président et membre fondateur — dessine les contours d’un réseau qui bouscule les habitudes : plus souple, plus humain, plus proche du business réel. Un sujet qui intéressera tout dirigeant désireux d’optimiser son temps tout en maximisant la qualité de ses connexions professionnelles.
Une genèse entrepreneuriale : créer un réseau… autrement
Business Sud de France naît à Montpellier il y a un peu plus d’un an. À l’origine, une volonté partagée : construire un réseau d’affaires moins contraignant, plus fluide, capable de réunir celles et ceux qui veulent avant tout faire du business, sans la rigidité des formats traditionnels.
Konica Minolta, par l’initiative de Romain Vaillant et Stéphane Fourier, fédère cinq entreprises fondatrices autour d’un principe simple :→ « La valeur vient des personnes, pas des structures. »
Cette philosophie se traduit immédiatement dans les règles du club :
adhésion individuelle (et non par entreprise),
liberté de participation,
pas d’obligation de présence,
objectif clair : enrichir son réseau et générer des opportunités.
Un an après sa création, le club dépasse les 20 membres à Montpellier et s’apprête à franchir une nouvelle étape.
Un fonctionnement pensé pour le rythme des dirigeants
Pour un réseau, la forme compte autant que le fond. Ici, tout est conçu pour optimiser le temps sans rogner sur la qualité des échanges.
Un rendez-vous unique, court et efficace
Les membres se retrouvent le premier lundi du mois, pour 1h30 — un format volontairement resserré. Trop long, et les dirigeants ne viennent plus ; trop court, et les échanges perdent en substance. Le club semble avoir trouvé l’équilibre.
Un format tournant, proche du terrain
Les réunions se tiennent chez les membres capables d’accueillir 15 à 20 personnes :Konica Minolta à Pérols, Emma Solutions, Norman Taylor…Chaque hôte montre son environnement, partage sa réalité opérationnelle, ouvre sa porte au collectif. Un levier puissant pour renforcer la confiance et accélérer le business.
Une communication simple et directe
Pas de plateforme dédiée : un WhatsApp suffit. L’outil reflète l’esprit du réseau : pragmatique, sans fioritures, orienté action.
Stéphane Fourier insiste : Business Sud de France n’a pas vocation à devenir un “gros machine”. L’ambition est d’être utile, pas d’être massif.
Des particularités qui changent tout pour les dirigeants
Plusieurs choix structurants distinguent le club de la majorité des réseaux d’affaires.
1) L’adhésion de la personne, pas de l’entreprise
Un dirigeant peut changer de poste, de structure, ou de trajectoire — il reste membre.Plusieurs collaborateurs d’une même société peuvent adhérer.Cette logique fluidifie les interactions, réduit les barrières hiérarchiques et favorise la mobilité professionnelle.
2) Un modèle ouvert mais exigeant
Le club accueille principalement des PME (10 à 15 salariés minimum), tout en laissant la porte ouverte aux TPE lorsque la dynamique s’y prête.
Pour Stéphane Fourier, la diversité crée la richesse : les profils se complètent, les échanges gagnent en densité, les opportunités se multiplient.
3) Un engagement clair : générer du business
Pas de faux-semblants. Le club assume pleinement son utilité professionnelle :→ se recommander,→ créer des passerelles,→ ouvrir des portes,→ accélérer sa croissance commerciale.
Cette transparence attire des dirigeants qui ne veulent plus choisir entre convivialité et performance.
Un réseau en expansion maîtrisée
La dynamique fonctionne. Montpellier dépasse les 20 membres et vise les 30, seuil que Stéphane identifie comme une taille optimale pour créer du mouvement sans perdre l’esprit d’origine.
Réplicabilité du modèle
Fort de ce succès, le club ouvre :
Nîmes (depuis janvier 2024),
puis Avignon et Béziers, en projet.
L’ambition : structurer quatre pôles régionaux capables d’échanger entre eux, tout en conservant une proximité locale forte.
Cette expansion reste mesurée : l’objectif est moins d’être partout que de rester pertinent. Un équilibre qu’on retrouve chez de nombreuses organisations performantes — et que l’on encourage souvent dans les accompagnements RH et commerciaux, notamment chez Sublica.
Construire la pérennité : vers une cotisation adaptée
Lors du premier anniversaire du club, un constat émerge : même un réseau sans contrainte nécessite une organisation minimale. Pour couvrir les frais logistiques, une cotisation annuelle individuelle verra donc le jour.
Pourquoi individuelle ?Parce que le cœur du club reste la personne, son carnet d’adresses, son engagement.La cotisation doit rester alignée avec cette philosophie.
Une nouvelle étape dans la structuration du réseau, sans renoncer à son ADN.
Le parcours de Stéphane Fourier : du terrain sportif à la dynamique commerciale
Ce qui frappe dans le récit de Stéphane, c’est la cohérence entre son parcours et la culture du club.Ancien footballeur puis éducateur sportif, il a forgé une approche du collectif basée sur l’entraide, le mouvement et la performance partagée.
Son virage vers le commercial — chez Calipage Lunel, puis Fille du Ciel pendant neuf ans — précède son arrivée chez Konica Minolta en 2019.Un fil conducteur : la proximité avec ses clients et la conviction que les relations humaines sont des accélérateurs de réussite.
En assumant la présidence de Business Sud de France, Stéphane prolonge cette vision : créer les conditions pour que chacun trouve sa place, crée de la valeur et développe son activité.
En pratique : 5 actions pour les dirigeants qui souhaitent un réseau utile
1) Choisir un réseau aligné avec ses priorités
Un cadre flexible peut libérer du temps et augmenter la qualité des rencontres.
2) Préférer les formats tournants
Ils renforcent la confiance et donnent une vision plus réaliste des partenaires potentiels.
3) Miser sur la relation plutôt que sur l’appartenance
Un modèle centré sur la personne facilite la mobilité professionnelle et renforce l’engagement.
4) Chercher des réseaux qui assument le business
La clarté des intentions améliore l’efficacité des mises en relation.
5) Intégrer progressivement des règles simples
Même un réseau très ouvert gagne à structurer ses fondamentaux (logistique, animation, cotisation).
Conclusion
Business Sud de France illustre une tendance forte : les dirigeants cherchent des réseaux plus humains, plus souples et plus efficaces.À travers la vision de Stéphane Fourier, on découvre comment un collectif peut rester léger tout en générant du business, comment une croissance locale peut s’étendre sans se dénaturer, et comment l’énergie des membres fait la force du modèle.
🎙️ Pour écouter l’épisode complet :https://www.radioclapas.fr/portfolio/good-morning-travail/




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